ASSEMBLÉE GÉNÉRALE le 22 Avril 2017, 9h30, à la Maison des Associations de Vannes, 31 rue G. Le Barz

mercredi 15 janvier 2014

Une erreur sur le Baccharis publiée dans la presse et corrigée par la FAPEGM


Courriel adressé par la FAPEGM à la Direction du journal Le Télégramme à Morlaix le 20 décembre 2013

Bonjour,

Le Télégramme paru le jeudi 19 décembre 2013 a publié sous la signature de M.Willy ABOULICAM, p 43, dans la "page du jardin", un article intitulé "La mer, une voisine dont il faut se protéger", numérisé ci-joint.

Cet article, bien documenté et intéressant, a commis sans le vouloir une erreur à la fin, en donnant à lire : "Les arbustes à privilégier sont, entre autres, le séneçon buissonnant ("Bacharis hamifolia").

Bacharis  hamifolia est en réalité une plante qui devient facilement invasive et très difficile à éradiquer. Elle est en train d'envahir les espaces côtiers du Morbihan, depuis Carnac jusque le Golfe du Morbihan. Cette plante n'est pas interdite de vente dans les jardineries et n'est pas encore déclarée invasive par arrêté préfectoral (sur autorisation des Ministres de l'écologie et de l'agriculture). Cependant la demande a été faite et la réponse doit être donnée prochainement. Dans notre région le Baccharis est l'objet d'actions collectives d'arrachage.

Il nous semble étrange qu'on fasse l'éloge de cette plante dans l'article cité, alors qu'ailleurs cette même plante soit considérée à jute titre comme un  fléau invasif.

Nous souhaitons que le Télégramme dans une prochaine parution de la rubrique "page jardin" publie une note explicative sur le Baccharis, rectifiant l'affirmation que cette plante soit à privilégier vu le caractère invasif qu'elle prend dans certaines régions de France.
Le Baccharis est au contraire une plante à éviter de planter.
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Courriel reçu de M. Aboulicam le 23 décembre

Bonjour,
Suite à notre conversation, voici l’article vous citant, à paraître dans le Télégramme du 2 janvier prochain.


« Erratum : Une plante bientôt indésirable

« Dans l’article intitulé "La mer, une voisine dont il faut se protéger", paru le 19 décembre dernier, nous « avions cité, le séneçon buissonnant (Bacharis hamifolia) parmi les plantes à privilégier dans un jardin de « bord de mer. Or, Henri Girard président de la Fédération de protection de l'environnement du Golfe du « Morbihan, nous fait remarquer que « Bacharis  hamifolia est en réalité une plante qui devient facilement « invasive et très difficile à éradiquer. Elle est en train d'envahir les espaces côtiers du Morbihan, depuis « Carnac jusque le Golfe du Morbihan. Cette plante n'est pas interdite de vente dans les jardineries et n'est « pas encore déclarée invasive par arrêté préfectoral. Cependant la demande a été faite et la réponse doit être « donnée prochainement. Dans notre région le Baccharis est l'objet d'actions collectives d'arrachage. ».

Cordialement,
Willy Aboulicam
Journaliste

Réponse de la FAPEGM à la consultation du Public par l'Agence de l'Eau Loire Bretagne sur l'avenir de l'eau et des milieux aquatiques



Questions générales pour retrouver un bon état de l'eau

Nous proposons en préliminaire les demandes générales suivantes :

Séparer Bretagne et Pays de Loire.
Pour favoriser l'efficacité dans la recherche de la maîtrise de l'eau il est nécessaire de séparer dans le même SDAGE les régions Bretagne et le Pays de Loire ou mieux de faire deux SDAGE séparés. En effet les spécificités des deux régions sont différentes. L'importance des eaux estuariennes et côtières, la structure des sols, de l'hydrographie, la biodiversité animale et végétale  et par conséquence les problèmes à résoudre sont trop différents pour qu'ils soient traitées de la même manière. C'est pourquoi les régions Bretagne et Pays de Loire doivent être traités indépendamment par le SDAGE.

Les Îles doivent avoir leur SDAGE propre (et SAGE), car leurs problèmes sont spécifiques.

Prendre en compte le SMVM du Golfe du Morbihan
Le SDAGE doit s'appuyer sur le SMVM du Golfe du Morbihan, qui existe depuis 2006 et a un chapitre sur la qualité des eaux du Golfe. Les recommandations et prescriptions du SMVM sont à reprendre  et à renforcer.

Être plus ferme sur les objectifs fixés
Il est démobilisateur de fixer des objectifs chiffrés en pourcentage de bon état de l'eau dans les cours d'eau, dans les masses d'eau côtières marines, dans les plans d'eau douce, … et de prévoir dès le point de départ que ces objectifs ne seront pas atteints à la date prévue et qu'un ou plusieurs reports de date seront nécessaires.

Nous demandons un audit pour rechercher les causes de l'inefficacité passée des moyens proposés par le SDAGE qui se termine et proposer des remèdes vraiment efficaces pour le futur.


Une eau de qualité pour la santé des hommes et pour la vie des milieux aquatiques

La FAPEGM demande la mise en œuvre de moyens innovants pour faire évoluer les systèmes agricoles causes de pollution de l'eau. Ces causes sont bien connues. Nous demandons que le SDAGE les déclare ouvertement et impose des mesures progressives et adaptées pour faire cesser les pollutions d'origine agricole.

La FAPEGM demande en particulier une application rigoureuse du paragraphe précédent pour faire disparaître progressivement le fléau des algues vertes dans les 8 bassins versants typiques choisis par le gouvernement.

L'usage des pesticides doit être fortement découragé, et les affections cancéreuses des agriculteurs dénoncées.

Le fléau multiprésent d'eutrophisation des eaux douces en particulier par les cyanobactéries doit être pris à bras le corps par le SDAGE. L'insuffisance de la disposition (3B.1) prise pour 14 plans d'eau par le SDAGE actuellement en vigueur est patente. La FAPEGM demande des mesures vigoureuses pour sortir enfin d'un problème d'intérêt public qui dure depuis des années.

La FAPEGM demande la prise en compte claire des risques pour la santé publique venant des pollutions chimiques de l'eau, et particulièrement des pollutions médicamenteuses, mal gérées aujourd'hui, sans oublier les risques de santé liés aux algues vertes et aux cyanobactéries.

Le SDAGE doit favoriser plus nettement l'agriculture biologique et le réseau agriculture durable.

Une articulation plus forte entre les CLE et et la politique structurelle agricole doit être demandée par le SDAGE.

La FAPEGM demande que les dysfonctionnements des systèmes d'assainissement collectif soient surveillés de près et portés à la connaissance non seulement des SIAEP mais aussi des conseils municipaux, qui en gardent la responsabilité fondamentale, pour que l'efficacité des remèdes soit améliorée.

Préserver et restaurer les milieux aquatiques vivants des sources à la mer

La FAPEGM demande un renforcement des mesures prises par le SDAGE actuel pour protéger la biodiversité dans les cours d'eau et dans les eaux côtières, en particulier estuariennes.

Les aménagements des cours d'eau doivent faire l'objet d'une politique nuancée et adaptée pour être efficace.

Les zones humides ordinaires doivent être vigoureusement protégées sous peine de continuer à disparaître du fait principalement d'une urbanisation envahissante.

La FAPEGM demande que l'utilité fondamentale du bocage, utilité multifonctionnelle, soit affirmée fortement par le SDAGE et que des mesures de préservation et surtout de restauration soient préconisées.

La protection des eaux littorales, déjà affirmée dans le SDAGE actuel, doit être renforcée :
- en particulier au point de vue bactériologique pour la conchyliculture et les baignades
- au point de vue microbiologique pour les coquillages et la pêche à pied et les baignades
- au point de vue agricole en favorisant une agriculture écologique et en encourageant les initiatives entre agriculteurs, pêcheurs et conchyliculteurs, du type Association Cap 2000.

La FAPEGM demande un renforcement des dispositions du SDAGE actuel contre la pollution marine engendrée par la navigation : sont visés en particulier  les rejets en mer des résidus de carénage et des eaux grises et des eaux noires des navires de passagers. Nous demandons l'abandon du clapage en mer territoriale des sédiments de dragage des ports au profit de solutions de traitement à terre.

L'extraction des granulats marins doit être strictement limitée.

Partager la ressource en eau. Inondations et sécheresses

La FAPEGM demande que l'industrie agro-alimentaire soit incitée nettement  à participer aux économies d'eau.

Les eaux souterraines sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans notre région. La FAPEGM demande que le SDAGE développe une politique de préservation à leur égard.
- Une étude poussée des ressources en eaux souterraines doit être conduite, avec la collaboration du BRGM
- Cette étude devrait comprendre la connaissance des forages réalisés et de leur utilisation
- L'eau issue des forages devrait être prioritairement réservée à l'eau potable

La question des retenues collinaires doit être posée en termes de prélèvements à justifier sur la ressource en eau.

Organisation de la gestion de l'eau et moyens financiers

La FAPEGM demande que les CLE soient au centre de la gestion intégrée de l'eau, pour limiter les inconvénients d'une gestion trop éclatée entre Etablissements publics Territoriaux  de Bassin, Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, Syndicats de l'eau et communes, Office National de l'Eau et des Milieux Aquatique (ONEMA).

Le SDAGE doit inclure une politique de suivi des actions en concertation avec les citoyens des associations environnementales, suivant l'esprit de la convention d'Aarhus et l'article 7 de la Charte constitutionnelle de l'environnement. Le Comité de bassin de l'Agence de l'eau ne joue pas ce rôle. Le public doit être informé et consulté sur les évolutions de ce bien commun par excellence qu'est l'eau. Le SDAGE doit mettre sur pied la structure démocratique répondant à ce besoin.

Le principe du pollueur payeur doit être appliqué par le SDAGE en ce qui concerne les redevances perçues par l'Agence de l'Eau. Il est très imparfaitement appliqué en ce qui concerne l'agriculture. Nous demandons une évolution progressive vers l'application intégrale de ce principe au domaine agricole.


Conclusion

Les problèmes ci-dessus sont des problèmes concrets rencontrés. La FAPEGM souhaite vivement qu'ils ne soient pas oubliés dans le futur SDAGE.

Certaines des demandes ci-dessus ne correspondent pas ou seulement partiellement aux titres des paragraphes sous lesquels elles sont placées. Elles pourraient déborder sur deux paragraphes ou correspondre à des paragraphes nouveaux. Nous avons préféré les maintenir dans le cadre de la consultation proposée, pour ne pas compliquer celle-ci.